Fil d'actu général
La bactérie indienne NDM-1 : identifiée sur 5 continents, test des rapatriés en France • Vers l'accès aux origines pour les enfants issus d'un don de sperme
Santé
- Aïe mon dos !
- Ai-je un trouble de l'humeur ?
- AVC : 4h30 pour vivre !
- Clitoris 3D
- L'œil rouge en image
- Reconnaître l'épilepsie
- Respirer = danger ?
- Vision floue ?
Médical
- Agressions oculaires
- Allergies oculaires
- Apnées du sommeil
- Cancer digestif
- Cancer du poumon
- Cancer de la prostate
- Cancer du rein
- Cancer du sein
- Cataracte
- Chirurgie réfractive
- Dépression
- Diabète
- DMLA
- Dysfonction érectile
- Epilepsies
- Glaucome
- Insuffisance cardiaque
- Maladie d'Alzheimer
- Maladie des corps de Lewy
- Ostéoporose
- Presbytie
- Sclérose en plaques
- Sexualité
- SJSR
- Syndrome sec oculaire
- Trisomie 21
-
Troubles bipolaires
- Trous de mémoire
Social
- Assurance Maladie
- Soins courants
- Hospitalisation
- Affection de longue durée
- Arrêt de travail
- CMU
- Aide médicale de l'État
- Aide et protection sociale
- Assistance sociale
- Handicap et maladie de l'enfant
- S'occuper d'un proche
- Services à domicile
Ostéoporose, limitons la casse !
“Ostéoporose, limitons la casse !”, voici la façon dont les auteurs et ZeMedical ont convenu de titrer le communiqué de presse du guide Ostéoporose à sa sortie. Un an après, le message reste d’actualité en raison des 250 000 fractures annuelles liées à l’ostéoporose, dont un certain nombre pourrait être évité. Le tout alors qu’on estime que la maladie par elle-même concerne 2,5 millions de femmes en France. Frapper de cette façon et dans ces proportions signifie que chacun peut se sentir concerné par le fléau : chaque femme et chaque homme, directement ou à travers l’épouse, la mère et la grand-mère.
L’impact de santé public a récemment justifié la mobilisation du ministère de la santé, la direction générale de la santé et l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris autour d’un pacte fondé sur le renforcement de la prévention et une remise en cause de la prise en charge. Cela a, conjointement, justifié l’engagement de nos auteurs, médecins de l’AP-HP et experts du sujet, afin de promouvoir l’information médicale accessible au plus grand nombre ; ceci grâce à un ouvrage, et désormais à l’accès sur le net.
Le contexte justifiait donc un point avec le Pr Christian Roux, rhumatologue, coordinateur du projet d’édition et en première ligne dans le cadre du pôle ostéo-articulaire hospitalier qu’il préside :
ZeMedical : En ayant planté ce décors saisissant, au plan individuel, que dire et faire de concret pour se prémunir ?
C.R. : " Se prémunir contre l'ostéoporose passe par les actions permettant de maintenir son capital osseux, et celles limitant le risque de chute. Le capital osseux est acquis vers 15 ans, et se maintient jusqu'à la ménopause. Les maladies interférant avec la puberté, ou les troubles du comportement alimentaire graves dans cette période peuvent retentir sur cette phase d'acquisition du capital osseux de départ. Au cours de la vie, une perte de poids excessive, une intoxication tabagique, des troubles des règles, sont des causes démontrées de perte osseuse. Les carences en calcium ont un effet délétère sur l'os, quand elles sont profondes, en particulier dans l'enfance et chez les personnes âgées. L'absence d'ensoleillement, responsable de carence en vitamine D, est également une cause de fragilisation du squelette, y compris par un effet néfaste sur la puissance et l'activité musculaire. La prévention des chutes passe par le maintien d'une bonne activité physique, qui a un effet positif sur la force musculaire et l'équilibre. Chez les sujets les plus fragiles, la vérification de l'habitat et de ses zones à risque comme les tapis glissants, la salle de bain... est très utile dans la prévention des fractures. Une bonne hygiène de vie pour prévenir l'ostéoporose ne veut pas dire une vie triste mais une vie adaptée, suivant nos conseils. ”
ZeMedical : On s'attend donc à un bilan dans le cadre d’une consultation spécialiste : quel examen, dans quels cas, qui et à quel âge ?
C.R. : " L’examen est la densitométrie osseuse ! Il est remboursé en France par l'Assurance Maladie dans certaines conditions, et justifié dans la population générale - j’entends femmes, hommes et enfants - ayant souffert d'une fracture non traumatique, par exemple lors d'une chute de sa hauteur, ou ayant des maladies ou des traitements pouvant provoquer une ostéoporose. Parmi ceux-ci les corticothérapies prolongées, les traitements hormonaux de certains cancers, certaines maladies des glandes endocrines, de l'appareil digestif, et certains rhumatismes inflammatoires sont des causes connues de fragilité osseuse justifiant la mesure. Par ailleurs, chez la femme ménopausée en bonne santé, il est important de rechercher des facteurs de risque qui vont justifier une densitométrie : une ménopause prématurée non substituée, un antécédent maternel de fracture de l'extrémité supérieure du fémur, un poids insuffisant, un antécédent de prise prolongée de cortisone. L'examen densitométrique est réalisé par un rhumatologue qui associe l'acte technique à une consultation, ou un radiologue. Le rhumatologue, spécialiste des maladies osseuses, est le médecin le plus souvent consulté en cas de difficulté diagnostique, de situation osseuse très anormale, ou de décision thérapeutique difficile. ”
ZeMedical : Concrètement, quels moyens sont mis en œuvre pour réduire le nombre de 250 000 fractures par an liées à l’ostéoporose ?
C.R. : “ La loi de Santé Publique a inscrit à son programme la réduction de 10 % du nombre de fractures de l'extrémité supérieure du fémur en France avant 2008. Cette nécessité résulte des conséquences parfois dramatiques de ces fractures, qui sont une cause d'augmentation de la mortalité, et qui aboutissent par ailleurs souvent à une perte d'indépendance. Les coûts engendrés par cette fracture qui représentent environ 3/4 des coûts de l'ostéoporose sont un argument de plus pour que des actions de santé publique s'engagent dans leur prévention. De manière plus générale, les femmes exposées à ces fractures sont celles qui ont fait à la soixantaine d'autres fractures ostéoporotiques, en particulier du poignet et des vertèbres. Le traitement systématique de ces patientes déjà fracturées, est un moyen efficace de prévenir les fractures plus graves. Enfin, encore plus en amont, la recherche des facteurs de risque d'ostéoporose chez les femmes ménopausées est la base d'un usage raisonné de la densitométrie osseuse, seul moyen de faire le diagnostic de l'ostéoporose. Ces observations ont été validées par de nombreuses études scientifiques, qui ont confirmé leur pertinence et leur efficacité ”.
* Interview du Pr Christian Roux, Président du pôle ostéo-articulaire de l’hôpital Cochin
Revenir à la page d'accueil Ostéoporose
Boutique
Ostéoporose
250 000 fractures par an sont la conséquence de l’ostéoporose : il faut limiter la casse ! Cet ouvrage de médecins experts de l’AP-HP s’adresse aux 2,5 millions de femmes concernés par la maladie et à leur entourage.




