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Mardi 29 décembre 2009

Obésité et diabète : on vous révèle les pièges et les moyens de lutter contre

ZeMedical – Vous avez un diabète”, “Vous souffrez d'obésité” : ces annonces se multiplient dans les cabinets médicaux au grand dam de patients toujours plus jeunes. Le même constat peut être fait à chaque fois : le surpoids, puis l'obésité et le diabète1 ne sont pas apparus en un jour, mais année après année. Généralement associées à de mauvaises habitudes, insidieuses et intriquées, ces maladies connaissent une progression alarmante au point d'être qualifiés par l'OMS de fléaux du siècle2.

Bien que l’obésité et le diabète fassent les gros titres des médias, nous connaissons souvent mal ces deux maladies, et encore moins ce qui les associe. L’obésité et la maladie diabétique ont pourtant des points communs :

– elles sont toutes deux reliées à un déséquilibre de l'alimentation et au manque d'activité physique,
– une phase d'alerte relativement longue précède, dans les deux cas, la maladie déclarée,
– elles ont des conséquences graves et voisines comme l'hypertension artérielle, des maladies cardiovasculaires (responsables de 80% des décès chez les diabétiques),
– pour les deux maladies, l'organisme oppose une réponse adaptée à des perturbateurs nutritionnel, physique et nerveux avant de “craquer”.

Considérant la marche qui semble inéluctable du diabète et de l’obésité, les personnes les plus exposées au diagnostic pourraient se demander : “ Où se situe le dérapage entre la bonne santé et l’état malade ?” Car cela suppose de se prendre en main à temps et de corriger les choses afin de se préserver d’une trajectoire de patient.

Le Pr Jean-Philippe Assal, diabétologue3, fait le point sur ce qui doit être compris et peut être encore fait par chacun pour s’opposer à un verdict de diabète ou d’obésité.

L'organisme comptabilise la moindre calorie. 100 calories (5 morceaux de sucre1) de trop par jour, c’est très peu mais cela représenterait en dix années plus de 300 000 calories d’excédent, c’est-à-dire un équivalent de 33 kilos de graisses2 !
1. ou 25 g de sucre ;
2. sous forme de graisse, 1 gramme = 9 calories de graisse, 1 kilo = 9 000 calories.

L'activité physique augmente la sensibilité des récepteurs à l'insuline. Cela permet au sucre d’entrer plus facilement dans le muscle chez le candidat obèse ou diabétique, baissant le taux de sucre dans le sang et s’opposant à la maladie.

La surcharge de poids induit une économie inconsciente lors du moindre déplacement. L’individu cherche à transporter ses graisses avec le minimum d'énergie en bougeant moins. Ceci rend la perte de poids encore plus difficile.

L'organisme a de la mémoire et l’influence de l'activité physique est durable. Les récepteurs des cellules deviennent plus sensibles à l'insuline après un exercice physique, un effet qui baisse le sucre dans le sang pendant 12 à 24 h.

La sieste après le repas est un faux ami du diabète et de l’obésité. On observe un déséquilibre du sucre trop élevé dans le sang et un déficient dans le muscle. Le besoin de sieste exprime la fatigue d’un muscle insuffisamment nourri.

Perdez du poids et en retour votre organisme vous récompensera : il vous offrira progressivement et spontanément la possibilité d’avoir plus envie de bouger, vous permettra d’avoir plus d'énergie, sollicitera des siestes moins longues.

Dans la phase qui précède diabète et obésité, l'adaptation fluctue : l’organisme a un taux de sucre normal un jour, mais le lendemain le taux de sucre est plus élevé parce qu’on a moins bougé, on est plus stressé, on a mangé gras.

Peu importe votre choix de régime hypocalorique. Votre choix doit se concentrer sur un régime contrôlé au niveau du nombre de calories ingérées chaque jour. Il importe que ce régime soit diversifié afin de vous éviter des carences.

 

Lire l'interview du Pr Jean-Philippe Assal, diabétologue
diabète et obésité : les deux maladies sont liées
Le rôle crucial joué par l'insuline dans le diabète ou chez la personne obèse a pour conséquence un déséquilibre concernant le sucre, trop élevé dans le sang, ainsi qu'un stockage déficient dans le muscle.

le surpoids, starter de l'obésité et du diabète ?
Si le surpoids est un révélateur de la tendance à devenir obèse ou diabétique, s'y ajoutent également des facteurs favorisants la maladie comme l'influence de la génétique familiale, l'héritage social ou encore l'inégalité ethnique.

diabète et obésité : quand s'inquiéter ?
Tout est en "fondu-enchaîné" : l'organisme garde en lui chaque parcelle d'aliment. Une mini quantité d'insuline se stocke soit sous forme de glycogène, soit sous forme de graisse. Tout est une question d'utilisation des calories par l'organisme.

prévention du surpoids : quelle pédagogie ?
Faire l'expérience sensorielle de se déplacer lesté(e) de poids permet de prendre conscience de la gestion très fine et inconsciente du déplacement de la personne obèse pour transporter des graisses avec le minimum d'énergie.

prévention du surpoids : quelles solutions ?
Avec l'activité physique, vous augmentez la sensibilité des récepteurs à l'insuline. A taux d'insuline égal, le sucre arrive plus facilement à entrer dans la cellule musculaire. C'est pour ça qu'on conseille de prendre un régime contrôlé avec des glucides, mais aussi de bouger.

1. Le diabète de type 2 survient à l’âge adulte. Il est souvent accompagné d’un surpoids. Le diagnostic repose sur l’existence d’un taux de sucre dans le sang (glycémie) supérieur à 1,26 g/l à jeun à deux reprises. Une seule glycémie supérieure ou égale à 2 g/l est également synonyme de diabète de type 2.
2. Les épidémies mondiales : il y aurait 220 millions diabétiques dans le monde et l'OMS prédit plus du double en 2030 si rien n'est fait. Concernant l’obésité, en France le nombre d’adultes obèses est passé de 8,5 % à 14,5 % en douze ans et affecte actuellement 6,5 millions de personnes.
3. Ancien chef de la division d'éducation thérapeutique pour malades de l’Hôpital cantonal universitaire de Genève et expert auprès de l'OMS.

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Des études ont montré que les diabétiques qui s’informent et comprennent leur maladie la contrôlent mieux. Le diabète nécessite une hygiène de vie et une bonne culture du sujet. Les conseils dispensés par les meilleurs spécialistes sont là pour vous aider.

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