ZeMedical – Se traiter contre l’hypertension certes, mais quel est le bénéfice escompté ? Une série d’études et la revue de littérature médicale démontrent que les traitements antihypertenseurs ont un bénéfice certain. En effet, on observe lorsque l’on contrôle la pression une réduction très significative de risques ; comme un moindre risque d’accident (-38%) et de décès (-21%) d’origine vasculaire. Et le chiffre le plus probant d’un traitement efficace concerne le moindre risque de développer une insuffisance cardiaque : - 52%.
Les médecins savent de longue date que si l'hypertension artérielle (HTA) doit être dépistée et prise en charge, c’est en particulier parce qu’elle favorise la progression de la maladie cardiaque. Plus exactement, une pression élevée du circuit cœur-vaisseaux entraîne sur la durée le développement de dysfonctionnements cardiaques silencieux. Et parmi ceux-ci certains sont susceptibles d’engendrer une insuffisance cardiaque.
Ainsi l'étude Life a étudié la conséquence d’une hypertrophie ventriculaire gauche chez des patients hypertendus âgés de 55 à 80 ans. En plus de provoquer une hypertrophie ventriculaire gauche, l'hypertension artérielle peut être à l'origine de dysfonctions cardiaques (trouble de la pression diastolique*, troubles du rythme...). L’étude révèle que près de la moitié de ces patients couraient un risque majeur de décès par insuffisance cardiaque dans les 5 ans. Et ce, quel que soit le traitement antihypertenseur utilisé.
Cela démontre que le contrôle efficace de l'hypertension artérielle est un objectif plus que jamais à atteindre. Afin de réduire le risque de développer une série de dysfonctions cardiovasculaires dont l’insuffisance cardiaque, limiter les conséquences les plus fâcheuses associées.
1. Soumis à la contraction du muscle cardiaque, le sang suit un mouvement pulsatile dans le circuit vasculaire ; une pression artérielle à 120-80 comprend une pression haute - systolique - à 120 mm de mercure issue de la contraction du muscle ventriculaire, et une pression basse - diastolique - à 80 mm de mercure accompagnant le relâchement ventriculaire. Les médecins se sont aperçu qu’une haute pression artérielle péjorative ne correspond pas seulement à une HTA systolique augmentée mais aussi à une haute pression diastolique supérieure à la normale.
Tous droits de reproduction et de représentation réservés © ZeMedical
Revenir en haut de page
Le 7 mai 2010, a eu lieu la Journée Européenne de l’insuffisance cardiaque. A cette occasion, la SFC et la FFC ont lancé une campagne d’information pour le grand public intitulée « Et si c’était mon cœur ? »...