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Grippe A : les 10 raisons pour protéger votre enfant
Paris (ZeMedical) – La grippe A(H1N1) n’est pas qu’anodine pour un enfant, il ne faut pas s’y tromper.
Sinon, comment les sceptiques s’expliqueraient-ils les 15% d’occupation de lits de réanimation de certains centres pédiatriques en novembre ? Et selon les dernières données disponibles, que la moitié des hospitalisés ait actuellement moins de 4 ans et la moitié des hospitalisés pour de réelles complications ait plus ou moins 10 ans1 ?
Des chiffres ayant de multiples conséquences, comme de déprogrammer les soins non moins essentiels des équipes pédiatriques à d’autres enfants.
Certes la région parisienne servant l’exemple des cas de réanimations est un espace particulièrement exposé en raison de la concentration de population. Mais le pic épidémique n’étant pas atteint en France, elle constitue un modèle transposable à toute grande ville, aux hôpitaux et au territoire entier.
Le contexte pédiatrique rend essentiel d’enrayer la capacité du virus à se multiplier, sachant que cette capacité est plus importante pour le A(H1N1) que pour le virus grippal saisonnier. Les enfants faisant le lit de la propagation, cela explique les mesures énergiques comme des fermetures d’école, et la vaccination la plus large possible. Une démarche sous seule autorité parentale avec pour conséquences de préserver la santé de l’enfant et de la fratrie en rassurant les parents ; indirectement contribuer à protéger d’autres enfants susceptibles de développer des formes plus graves de la maladie.
1source réseaux Sentinelles
Voici réunis les 10 arguments des médecins pour protéger les enfants du virus A(H1N1) :
1. La pandémie A(H1N1) est bien installée chez les enfants un peu partout en France. Or les chiffres pourraient être sous-estimés en raison de formes peu virulentes ou sans fièvre, de la prédominance possible de symptômes digestifs, enfin de cas les plus bénins traités par automédication.
2. Les prélèvements sont formels, le A(H1N1) est un virus prédominant en France chez les enfants avec plus de 80 % de tests positifs.
3. En rapport avec cette prédominance du virus A(H1N1), considérer l’activité des urgences pédiatriques en augmentation de 80 % par rapport aux dernières années. (données du mois d’octobre en Ile-de-France)
4. Avec 15% d’occupation de lits de réanimation pédiatrique représentés par le seul A(H1N1), c’est un seuil d’alerte dépassé selon les médecins. De nature à perturber l’encadrement global des soins dans le service. (mois de novembre en Ile-de-France)
5. Contaminant les adultes au final, les enfants sont un réservoir majeur de la transmission pandémique ; cela fait dire aux pédiatres que “la grippe A(H1N1) est une maladie pédiatrique” justifiant toutes les mesures à prendre.
6. Chez les enfants sains et sans facteur de risque, on ne peut pas prédire qui fera une forme grave. Par forme grave on entend principalement des pneumonies virales graves d’emblée, de graves surinfections bactériennes à type de pleuro-pneumopathies.
7. Les pédiatres envisagent que l’épidémie de virus respiratoire syncytial (VRS), première cause d’infection respiratoire avant 2 ans, démarre avec dans ce cas à gérer un volume de cas complexe.
8. Les pédiatres estiment l’efficacité du vaccin de l’ordre de 60-80 % sur le risque d’avoir une petite grippe, de 90 % sur le risque des formes graves, de 100 % sur la mortalité du A(H1N1).
9. A propos du vaccin, il n’existe aucune donnée pour penser qu’il existe davantage d’effets secondaires chez l’enfant. Le nombre des événements signalés après vaccination est faible et le même que pour la population adulte.
10. Un facteur altruiste. La vaccination répond à deux objectifs : la protection individuelle, d’autant plus si le sujet présente des facteurs de risque personnels ; la limitation du potentiel de diffusion et de transmission du virus à la famille et au sein de la population à risque sur le territoire.
Les raisons de protéger les enfants sont à considérer avec attention. D’autant que nous ne sommes pas sans recours entre préventions diverses et vaccination. A ce sujet, les recommandations prenant en compte les stocks disponibles du vaccin sans adjuvant, préconisent le Panenza en première intention chez les enfants de moins de 9 ans, en respectant le schéma de deux injections à trois semaines d’intervalle. Cela permet de distinguer quatre attitudes de protection :
– de 6 à 35 mois, vacciner par une demi-dose (0,25 ml), avec un rappel demi-dose trois semaines plus tard.
– de 3 ans à 8 ans, vacciner par une pleine dose (0,5 ml), avec un rappel à 0,5 ml trois semaines plus tard.
– au-delà de 9 ans, un vaccin avec adjuvant est à privilégier, une dose à 0,5 ml suffit.
– enfin les nourrissons de moins de 6 mois ne peuvent recevoir de vaccin, justifiant la stratégie du cocooning avec la vaccination de toutes personnes sous le même toit.
Voir aussi :
– Deux points de vaccination pour allergiques à l'oeuf à Paris
En savoir plus :
– Risque et gravité de la grippe A(H1N1) : savez-vous en reconnaître les signes ?
– Pourquoi meurt-on de la grippe A(H1N1) ?
– fil rouge ZeMedical grippe A
– fil rouge ZeMedical vaccin A
– vaccin A : le tour du monde
– sport et grippe A
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